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Serge Lifar / Roland Petit

Exposition


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Exposition


Serge Lifar / Roland Petit

Théâtre du Capitole
du 15 septembre au 4 janvier
Visites sur rendez-vous

Inscriptions en ligne ou par correspondance auprès du service culturel
Renseignements : tél. 05 61 22 31 32 – valerie.mazarguil@capitole.toulouse.fr

Deux chorégraphes dans le sillage des Ballets Russes

Serge Lifar (Kiev 1905 – Lausanne 1986) profita directement de l’influence de Serge Diaghilev. Formé en Russie par la soeur du grand Nijinsky, Bronislava Nijinska, il rejoignit les Ballets Russes en 1923 et en fut la dernière étoile. En 1930, à la mort de Diaghilev, il en était, avec Boris Kochno, l’un des héritiers. Il entre alors à l’Opéra de Paris où il règnera jusqu’au milieu des années 1950 comme premier danseur, chorégraphe et maître de ballet. Lifar y modernise la compagnie, haussant le niveau technique, développant le répertoire, nommant de jeunes étoiles. Son sens de la scène, sa beauté et son charisme en firent un magnifique interprète. Adepte d’un langage néo-classique, inventeur d’une sixième position, il sera un chorégraphe fécond, travaillant avec les plus grands artistes de son temps, Cocteau, Picasso… Il réunira une magnifique collection d’oeuvres d’art liée à sa vie au sein des Ballets Russes et à son travail au Palais Garnier. Lifar s’exprimera abondamment sur ses principes et ses positions esthétiques dans plusieurs ouvrages théoriques ou biographiques, comme Le Manifeste du chorégraphe ou Du temps que j’avais faim. Peu de chorégraphies de Lifar ont survécu après sa mort. Phèdre, Les Mirages, Suite en blanc… sont toujours au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris.



Roland Petit (Villemomble 1924 - Genève 2011), formé à l’École de Danse de l’Opéra de Paris, profita indirectement de l’influence de Serge Diaghilev grâce à son travail avec Boris Kochno. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Roland Petit quitte l’Opéra de Paris et fonde avec Boris Kochno sa première compagnie Les Ballets des Champs-Élysées. Dès ses premiers ballets, dont Les Forains et Le Jeune Homme et la Mort, il s’affirme comme un créateur original, assemblant des équipes artistiques brillantes et efficaces. Tout en réglant ses ballets dans le monde entier, il dirigera le Ballet de Marseille pendant un quart de siècle, donnant à cette compagnie une réputation internationale. Il fera aussi de nombreuses incursions dans le music-hall, notamment pour les shows de Zizi Jeanmaire, son épouse, Mon truc en plumes… Son flair artistique le conduit à travailler avec les plus grands, que ce soit Picasso, Yves Saint Laurent ou David Hockney… Cet homme pressé du XXe siècle, se renouvelant à chaque production, avait le génie du récit. Ce fut un maître du ballet d’histoire, inspiré par de grands textes (Notre Dame de Paris, Les Intermittences du cœur, La Dame de pique…) comme aussi par les courants artistiques et les modes de son temps (Pink Floyd Ballet, La Rose malade…). Plusieurs de ses ballets sont au répertoire de grandes compagnies à travers le monde.




Inscriptions en ligne ou par correspondance auprès du service culturel
Renseignements : tél. 05 61 22 31 32 – valerie.mazarguil@capitole.toulouse.fr


Photos : Serge Lifar par Serge Lido © Sipa Press // Roland Petit © collection privée Roland Petit