Liens d'évitement



9 décembre 2010
Alice au pays des merveilles, de l’autre côté du miroir



Les enfants d’hier et d’aujourd’hui se remémorent avec bonheur les aventures extraordinaires de l’héroïne de Lewis Carroll et son monde merveilleux, tout à la fois fascinant et inquiétant. Ce chef-d’œuvre de la littérature est né de l’imagination d’un professeur de mathématiques et de logique de l’Université d’Oxford qui inventa cette histoire pour la petite Alice et ses sœurs qui l’accompagnaient lors d’une promenade en barque sur la Tamise. Ce conte, qui évoque l’univers de l’enfance et ses rêves, s’adresse pourtant aussi bien aux adultes en donnant à voir une image inversée et décalée du monde réel. Alors qu’elle s’ennuie à lire des livres « sans images, ni dialogues », Alice suit un étrange lapin blanc vêtu d’une redingote et dégringole dans un monde imaginaire où le temps est déréglé et la logique totalement arbitraire.


Immortalisé par le film d’animation de Walt Disney en 1951 et revenu à l’affiche dans l’univers baroque et grinçant de Tim Burton l’année dernière, Alice au pays des merveilles, en dépit du merveilleux et du fantastique que l’œuvre véhicule, n’avait jusqu’ici que peu inspiré les chorégraphes. Pourtant, tout se prête à la scène : entrée dans un monde imaginaire qui forme un contrepoint du monde ennuyeux des adultes, situations absurdes et cocasses, personnages étonnants et hauts-en-couleurs. Les costumiers et décorateurs Charles Cusick-Smith et Philip Daniels sont les artisans de cette reconstitution d’un monde coloré chorégraphié par Michel Rahn. Après Casse-Noisette, le chorégraphe, qui revendique une filiation avec Marius Petipa et George Balanchine, donne vie une nouvelle fois à un univers merveilleux. On y retrouvera, aux côtés de l’Alice gracile de Maria Gutierrez, les personnages étranges et drôles que la jeune fille rencontre au cours de son périple : le Chat du Cheschire et son sourire énigmatique, les jumeaux Tweedledee et Tweedledum, le Lièvre de Mars, le Lapin blanc et ses montres, le Chapelier fou, sans oublier la détestable Reine de cœur.


Michel Rahn a retrouvé toute la magie et la fantaisie de l’œuvre dans la musique d’Alexander Glazounov qui compose la partition d’Alice au Pays des merveilles. Élève de Rimski-Korsakov, le compositeur russe est notamment l’auteur de Raymonda, dernier grand ballet classique que le maître Marius Petipa chorégraphia à plus de 80 ans. L’Orchestre du Capitole est placé sous la direction de David Coleman qui, après Saison russe l’année dernière, se mettra à l’écoute des danseurs du Ballet du Capitole.

Sur les pas d’Alice, le Ballet du Capitole vous convie pour les fêtes de l’autre côté du miroir !


Alice au Pays des merveilles, du 23 au 26 décembre à la Halle aux grains
Ballet du Capitole
Orchestre national du Capitole, Direction musicale David Coleman
Tarif : de 8 à 50 €


Conférence
Avec Alice, de l’autre côté du miroir, par Carole Teulet, dramaturge
22 décembre à 18h, Salle du Sénéchal