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21 septembre 2010
Jean-Paul Marcheschi : l’infini pouvoir du feu et de la nuit

Décor de L'Oiseau de feu - JP Marcheschi

Une maquette du décor de L’Oiseau de feu par Jean-Paul Marcheschi


De nombreux peintres d’avant-garde, cubistes, surréalistes, constructivistes, ont créé, à l’initiative de Serge Diaghilev, des décors et costumes d’avant-garde pour les Ballets russes, travaillant en parfaite synergie, visant un idéal de fusion des arts. Renouant avec cette pratique qui tend à abolir les frontières entre disciplines, les décors et costumes de L’Oiseau de feu, créé en 1996 par le Ballet du Capitole à la Halle aux grains, ont été confiés au peintre, sculpteur et scénographe Jean-Paul Marcheschi.

C’est sur la suggestion d’Henriette Joel, passionnée d’art moderne et collectionneuse au regard exigeant, que Nicolas Joel, son neveu, alors directeur artistique du Théâtre du Capitole, propose au plasticien de participer à la création de L’Oiseau de feu pour la nouvelle chorégraphie de Michel Rahn. Ce choix audacieux de l’un des artistes les plus singuliers de sa génération, connus des Toulousains pour sa Voie Lactée qui orne la station de métro Carmes, est en résonance directe avec l’argument du ballet : en effet, l’œuvre de Jean-Paul Marcheschi est depuis longtemps associée à la flamme et à la nuit. Depuis 1984, le "pinceau de feu", sorte de grande torche de cire et de suie, est même l’unique instrument utilisé dans l’exécution de sa peinture.

Créateur de scénographies monumentales ou de vastes tableaux dépliés dans l’espace, Jean-Paul Marcheschi s’oriente vers une vaste vision nocturne sur laquelle les jeux de lumières restituent l’incandescence aurorale sur la scène de la Halle aux grains. Refusant de confier à un atelier l’agrandissement d’une maquette pour tout décor, l’artiste utilise pour donner corps au grand planétarium nocturne qui constitue le décor de L’Oiseau de feu deux mille six cents feuillets perforés en photogrammes. « D’or et de feu, la voûte céleste illimitée qui encercle l’Oiseau, donnera le sentiment – par le jeu complexe des lumières – d’une combustion perpétuelle du décor sous nos yeux et le traitement “réaliste” de ce phénomène suscitera chez les spectateurs la menace d’un incendie imminent du lieu. »

À l’occasion des représentations prochaines par le Ballet du Capitole du programme L’Oiseau de feu / Le Sacre du printemps, Vers la Flamme, dernier film consacré à l’œuvre de Jean-Paul Marcheschi, sera projeté Mercredi 6 Octobre à l’issue de la conférence donnée par Carole Teulet à 18h Salle du Sénéchal.


Découvrir l’œuvre de Jean-Paul Marcheschi

Jean-Paul Marcheschi au travail

Jean-Paul Marcheschi au travail par Stéphane Meyer



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