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26 octobre 2011
Vello Pähn, un chef d’orchestre au service de la danse


Faisant référence en matière de direction de musiques de ballet, chef réputé pour la qualité de son écoute des danseurs et du chorégraphe, Vello Pähn est tout naturellement choisi pour accompagner nombre de créations chorégraphiques. C’est en 2002 qu’il collabore pour la première fois avec Kader Belarbi chorégraphe, lorsque ce dernier crée son premier grand ballet, Hurlevent, tiré du célèbre roman d’Émilie Brontë. La création de La Reine morte est pour Vello Pähn l’occasion de débuts toulousains particulièrement attendus.


Né en 1958, le chef estonien fait ses armes au Théâtre Estonia de Tallinn, sa ville natale, alors située en URSS et de fait influencée par la culture russe. Musicien chevronné, il a étudié le violoncelle, la trompette au Conservatoire de Tallinn. Tandis qu’il dirige le grand répertoire lyrique (Mozart, Weber, Verdi, Bizet, Puccini, Donizetti…), le répertoire symphonique et accompagne déjà le ballet, il continue de se perfectionner auprès de Mariss Jansons au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Ses qualités particulières dans la direction de la musique russe sont très tôt remarquées : il excelle dans les œuvres de Tchaïkovski, Moussorgski et Prokofiev. Ses nombreux voyages l’emmènent dans l’Europe entière, de l’Italie à la Scandinavie ainsi qu’aux États-Unis et au Japon.

En 1988 se produit un tournant décisif dans sa carrière lorsqu’à l’invitation de l’Opéra national de Paris, il collabore pour la première fois avec Rudolf Noureev à l’occasion d’une reprise de Raymonda. Dès lors, une riche relation débute avec la grande Étoile russe, alors Directeur de la danse à l’Opéra national de Paris. Don Quichotte, La Belle au bois dormant, Le Lac des cygnes, Roméo et Juliette… Vello Pähn dirige tous les grands ballets classiques sur la scène du Palais Garnier et de l’Opéra Bastille, ainsi que sur la plupart des plus grandes scènes de théâtre du monde, du Staatsoper de Vienne au Teatro alla Scala. À partir de 1992, il accompagne régulièrement le Ballet de l’Opéra de Finlande et le Ballet de Hambourg, dirigé par John Neumeier, dont il dirige de nombreuses créations : Cendrillon, Le Sacre, la Cinquième Symphonie de Mahler, Othello, Le Lac des cygnes et La Dame aux camélias. Il est toujours l’invité régulier de l’Opéra national de Paris où il dirige entre autres Giselle, Coppélia, Sylvia, La Bayadère, Cendrillon et les grands galas (citons seulement l’hommage à Yvette Chauviré en 1998). Partenaire précieux, chef reconnu pour ses talents d’accompagnateur, pour la sensibilité de son interprétation et pour la richesse du tissu orchestral qu’il sait rendre à ces grandes partitions, il fait aussi partie du voyage lorsque le Ballet part en tournée au Japon, à Pékin et en Australie.

Pour autant, Vello Pähn n’abandonne à aucun moment le répertoire lyrique. On le voit diriger à Tallinn, mais aussi au Staatsoper de Berlin (L’Élixir d’amour, La Fille des neiges de Rimsky-Korsakov, Madame Butterfly) ou à l’Opéra royal du Danemark (Carmen). Il fait ses débuts comme chef lyrique à l’Opéra national de Paris à l’occasion d’une reprise de la production de Madame Butterfly par Bob Wilson. Il fait de fréquents séjours en Finlande, aussi bien au Festival de Savonlinna, où il a dirigé Le Vaisseau fantôme et Faust, qu’à Kuopio, une ville du nord-est du pays où il est directeur musical de 2003 à 2006.

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