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22 décembre 2014
ENTRE DEUX


Dans À nos amours, Kader Belarbi évoque les trois âges de la relation amoureuse. Sans toucher terre, la femme se lie et se délie comme une liane sur le corps de l’homme dans le duo d’Eden de Maguy Marin. Enfin, sur une puissante partition de Stravinski, Noces de Stijn Celis évoque le rituel ancestral du mariage.


La presse en a parlé

À nos amours - Kader Belarbi


16 février 2010

(…) L’autre pièce, À nos amours est une création sur pointes. Sur différentes partitions pour violoncelle et piano, trois couples à différents âges de la vie, vivent ce que l’amour leur dit : jeux en short, passion et portes qui claquent en jean, tendresse et harmonie en jupe écossaise. Belarbi sait miser sur l’extrême musicalité de cette troupe hors pair, les danseurs se plaisent au jeu du théâtre, et la chorégraphie (…) donne envie d’en voir encore plus long : raffinement des tracés et justesse des pas, sur mesure pour des danseurs classiques (…)
Ariane Bavelier



19 février 2010

(…) Belarbi a eu la belle idée de mettre en scène trois histoires de cœur à trois âges de la vie : l’adolescence, la maturité, la vieillesse. On passe subtilement du jean au costume pour finir en lainage. Trois boîtes à malice abritent chacune un duo – et ses tourments. Le style, ici, est plus intense, plus précis. Portés et travail au sol s’enchaînent sans temps mort pour conter cette ode au sentiment (…)
Philippe Noisette



Noces - Stijn Celis

janvier 2013
(…) The evening ended with Noces de Stijn Celis. Of particular interest was the contagiously rhythmic nature of this piece. The on-stage tapping and pounding provided a sort of raw, primal and earthy energy perfectly mirrored by Stravinsky’s music. The weighty movement quality of the choreography afforded the piece real character and a certain sombre seriousness (…) Again, the strong group nature, obviously very well rehearsed, worked to the company’s advantage (…)
Oli Speers

(…) La soirée s’est achevée avec Noces de Stijn Celis. Cette pièce est particulièrement intéressante de par sa nature rythmiquement contagieuse. Les frappes et les martèlements provoquent une espèce d’énergie tellurique, primitive et brute, parfaitement réfléchie par la musique de Stravinski (…) La qualité du mouvement confère à la pièce un vrai caractère et un certain sérieux. En outre, la cohérence du groupe, visiblement très bien entraîné, a montré la compagnie à son avantage (…)



31 octobre 2012
(…) Stijn Celis, un chorégraphe belge encore inconnu en France et qui ne devrait guère le rester, témoigne d’une provocante sauvagerie canalisée par un sens puissant de la registration scénique. Empreinte d’un érotisme lourd, son approche quasi animale des personnages permet à chaque membre de la troupe d’enrichir son discours par sa tonalité propre. Ce qui donne aux motifs répétitifs un pouvoir expressif inhabituel. Une sorte d’ascèse chorégraphique qui montre combien ce retour aux couleurs russes, enrichi des sources musicales et religieuses occidentales, peut déboucher sur une modernité totale. Quoi de plus fidèle à l’esprit des Ballets Russes et de Stravinski ? (…)
Jacqueline Thuilleux