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26 octobre 2016
Le Turc en Italie


Rossini s’amuse

Maria Callas n’a enregistré que deux opéras de Rossini : Le Barbier de Séville et Le Turc en Italie. Peut-on imaginer meilleure preuve de la qualité de ce petit bijou de verve et de délicatesse ? Un an à peine après avoir créé son chef-d’oeuvre de comique et de drôlerie, L’Italienne à Alger, Rossini se remet à l’ouvrage pour la Scala de Milan, où il avait déjà créé La Pietra del paragone (septembre 1812) et Aureliano in Palmira (décembre 1813). Mais Rossini vient de croiser la route de Mozart, et plus particulièrement de Così fan tutte. Le compositeur prend alors conscience que comique et drôlerie peuvent tout à fait se nourrir de sujets profonds, et de livrets plus complexes que ce qu’il n’avait fait jusqu’alors. Il demande alors à Felice Romani (le futur librettiste de Bellini) de lui concocter un sujet plus subtil qu’à l’ordinaire, où le théâtre s’invite dans le théâtre par le biais d’un personnage qui n’est pas sans rappeler Don Alfonso de Così fan tutte : le Poète, qui vient chercher l’inspiration dans les rues de Naples.


Le sujet
Un poète flâne dans les rues de Naples à la recherche de l’inspiration. Il croise la route d’une diseuse de bonne aventure, d’un Turc (qui a été son amant) et d’un couple a priori fort mal assorti : Don Geronio, Italien bonhomme et sympathique, sa capricieuse épouse Fiorilla, et quelques amoureux de cette dernière – auxquels elle préférerait ce bel et noble Turc qui vient de débarquer…